Visuel officiel des championnats du monde de judo 2026 à Bakou, du 4 au 11 octobre à la National Gymnastics Arena

Dans les clubs, la rentrée de septembre a une odeur particulière : celle du coton neuf et du tatami fraîchement nettoyé. Cette année, elle s'accompagne d'une nouvelle que personne n'attendait. Le 5 septembre, France Judo a confirmé que Teddy Riner ne disputerait pas les championnats du monde de Bakou. Blessure à l'épaule droite contractée à l'entraînement cet été, récupération insuffisante. Le colosse guadeloupéen, onze fois champion du monde, regardera la compétition depuis chez lui.

Spécialiste des arts martiaux à Toulouse depuis 1996, on voit passer beaucoup de judokas au comptoir, et la question est revenue toute la semaine : qu'est-ce que ça change pour l'équipe de France ? Voici ce qu'il faut savoir avant le coup d'envoi.

Bakou 2026 : des Mondiaux qui comptent double

Les championnats du monde seniors se tiennent à Bakou, en Azerbaïdjan, du 4 au 11 octobre 2026. Initialement programmés en juillet, ils ont été décalés par la Fédération internationale de judo pour rester dans la première année de qualification olympique en vue de Los Angeles 2028.

Ce détail de calendrier n'en est pas un. Les points marqués à Bakou, jusqu'à 2 000 pour un titre mondial, comptent à hauteur de 50 % dans le décompte final de la qualification olympique. Autrement dit : ce ne sont pas des Mondiaux comme les autres, c'est le premier vrai jalon vers LA 2028. Chaque judoka présent joue bien plus qu'un titre.

Fait rare, 2026 comptera deux rendez-vous mondiaux seniors. Après Bakou, Kinshasa accueillera un championnat du monde par équipes continentales, baptisé « pour la paix ». Ce sera le premier événement mondial de judo organisé sur le continent africain depuis Le Caire en 2005. Les dates n'ont pas encore été publiées par l'IJF.

Le forfait de Teddy Riner, et ce qu'il implique

Riner visait un douzième titre mondial en individuel, qui aurait encore éloigné son record. Son palmarès en championnats du monde compte onze titres et une médaille d'argent, un total que personne n'a approché.

Le problème dépasse la compétition de Bakou. Sa dernière sortie individuelle remonte aux Jeux de Paris 2024. Deux ans sans compétition officielle, cela signifie aucun classement mondial, et la qualification olympique passe par le classement : il faut figurer dans les dix-sept premiers de sa catégorie. À 37 ans, avec une épaule à remettre en état, il devra donc rentrer par la porte du circuit international, tournoi après tournoi, pour espérer des sixièmes Jeux.

Ce n'est pas hors de portée. Mais cela veut dire une saison 2027 chargée, alors que sa gestion de carrière repose depuis des années sur l'inverse : peu de compétitions, beaucoup de préparation. C'est ce calcul-là que la blessure vient perturber.

Pour comprendre le personnage et son parcours, on lui a consacré un portrait complet avec son palmarès.

La sélection française : les Bleus à suivre

La liste dévoilée début juillet compte vingt-deux judokas. Clarisse Agbégnénou en est la figure de proue. Amandine Buchard, elle, n'y figure pas : elle a fait le choix de se consacrer au rugby, un pari assumé qui la prive de Bakou.

Chez les féminines, la fin d'été a donné des signes encourageants. Au Grand Slam de Lausanne, Léa Fontaine, Romane Dicko et Kaïla Issoufi sont toutes les trois montées sur le podium. Les lourdes françaises restent une valeur sûre, et c'est peut-être de ce côté que viendront les meilleures nouvelles azerbaïdjanaises.

Voici les judokas annoncés par France Judo à ce jour : la liste du 3 juillet, amputée du forfait de Teddy Riner le 5 septembre, et complétée le 11 septembre par l'arrivée d'Aleksa Mitrovic en -90 kg, récompensé de son titre aux Jeux méditerranéens. Les engagements catégorie par catégorie sont arrêtés définitivement à l'approche de la compétition.

Les féminines
-48 kg : Shirine Boukli
-57 kg : Sarah-Léonie Cysique
-63 kg : Clarisse Agbégnénou, Manon Deketer
-70 kg : Clémence Emé
-78 kg : Kaïla Issoufi, Audrey Tcheuméo
+78 kg : Romane Dicko, Léa Fontaine
Les masculins
-60 kg : Luka Mkheidze, Romain Valadier Picard
-66 kg : Daikii Bouba, Walide Khyar
-73 kg : Dayyan Boulemtafes, Joan-Benjamin Gaba
-90 kg : Maxime-Gaël Ngayap Hambou, Aleksa Mitrovic
+100 kg : forfait de Teddy Riner
Pour l'épreuve par équipes mixtes
-57 kg : Martha Fawaz
-73 kg : Maxime Gobert
-90 kg : Alexis Mathieu
+90 kg : Mathéo Akiana Mongo, Tieman Diaby

Le programme jour par jour des Bleus

Voici quand chaque Français entre en lice à Bakou. Les finales de chaque journée se disputent à 16h, heure de Paris (18h à Bakou). Cette page est mise à jour au fil des journées avec les résultats de l'équipe de France.

Dimanche 4 octobre
Catégories : -48 kg (F), -60 kg (H)
Bleus : Shirine Boukli (-48), Luka Mkheidze et Romain Valadier Picard (-60)
Finales : 16h (Paris)
Lundi 5 octobre
Catégories : -52 kg (F), -66 kg (H)
Bleus : Daikii Bouba et Walide Khyar (-66)
Finales : 16h (Paris)
Mardi 6 octobre
Catégories : -57 kg (F), -73 kg (H)
Bleus : Sarah-Léonie Cysique (-57), Dayyan Boulemtafes et Joan-Benjamin Gaba (-73)
Finales : 16h (Paris)
Mercredi 7 octobre
Catégories : -63 kg (F), -81 kg (H)
Bleues : Clarisse Agbégnénou et Manon Deketer (-63)
Finales : 16h (Paris)
Jeudi 8 octobre
Catégories : -70 kg (F), -90 kg (H)
Bleus : Clémence Emé (-70), Maxime-Gaël Ngayap Hambou et Aleksa Mitrovic (-90)
Finales : 16h (Paris)
Vendredi 9 octobre
Catégories : -78 kg (F), -100 kg (H)
Bleues : Kaïla Issoufi et Audrey Tcheuméo (-78)
Finales : 16h (Paris)
Samedi 10 octobre
Catégories : +78 kg (F), +100 kg (H)
Bleues : Romane Dicko et Léa Fontaine (+78). Pas de Français en +100 kg
Finales : 16h (Paris)
Dimanche 11 octobre
Épreuve : par équipes mixtes
Bleus : l'équipe de France
Finales : 16h (Paris)
Mondiaux seniors
Lieu : Bakou, Azerbaïdjan
Dates : 4 au 11 octobre 2026
Enjeu : qualification LA 2028
Mondiaux juniors
Lieu : Amman, Jordanie
Dates : 22 au 25 octobre 2026
Enjeu : la relève française
Grand Slam
Lieu : Abu Dhabi
Dates : 29 au 31 octobre 2026
Enjeu : points au classement
Équipes continentales
Lieu : Kinshasa, RDC
Dates : à confirmer
Enjeu : premier mondial en Afrique depuis 2005

Résultats des Bleus, dimanche 4 octobre

Bronze
Shirine Boukli
-48 kg
Deuxième médaille mondiale de sa carrière
Éliminé
Luka Mkheidze
-60 kg
Battu au premier tour par Ayub Bliev
Éliminé
Romain Valadier Picard
-60 kg
Éliminé en repêchage

Bilan du jour : une médaille de bronze pour les Bleus, signée Shirine Boukli en -48 kg.

Première journée contrastée pour l'équipe de France à Bakou. En -48 kg, Shirine Boukli s'est relancée après une élimination en quart de finale aux pénalités : victoire en repêchage face à la Brésilienne Clarice Ribeiro, puis succès en prolongation en petite finale contre la Mongole Baasankhuu Bavuudorj, championne du monde 2024, pour aller chercher le bronze, sa deuxième médaille mondiale. Chez les -60 kg, le double médaillé olympique Luka Mkheidze a cédé aux pénalités dès son entrée en lice, tandis que Romain Valadier Picard, vice-champion du monde en titre et battu lui aussi aux pénalités, n'a pas su renverser la situation en repêchage.

Résultats des Bleus, lundi 5 octobre

Éliminé
Kelvin Ray
-66 kg
Grands débuts : battu par la légende Hifumi Abe au golden score
Éliminé
Daikii Bouba
-66 kg
Battu au 2e tour par Denis Vieru, médaillé olympique

Bilan du jour : pas de médaille en -66 kg, mais un Kelvin Ray conquérant pour ses grands débuts mondiaux.

Deuxième journée sans podium pour les Bleus, tous deux engagés en -66 kg. Appelé en renfort après le forfait sur blessure de Walide Khyar, Kelvin Ray a signé des débuts mondiaux remarqués : vainqueur de l'Américain Ari Berliner au premier tour, le Parisien de 20 ans a ensuite tenu tête au double champion olympique et quadruple champion du monde Hifumi Abe, poussant la légende japonaise jusqu'au golden score avant de céder au jeu des pénalités. Abe a décroché dans la foulée un cinquième titre mondial. Daikii Bouba, champion d'Europe 2025, s'était imposé sur un sumi-gaeshi contre l'Équatorien Jonathan Benavides avant de buter sur le Moldave Denis Vieru, médaillé olympique, au terme d'un combat fermé perdu sur un yuko.

Résultats des Bleus, mardi 6 octobre

Bronze
Dayyan Boulemtafes
-73 kg
Première médaille mondiale, à 20 ans
5e place
Sarah-Léonie Cysique
-57 kg
Blessée en demi-finale, forfait pour le bronze
Éliminé
Joan-Benjamin Gaba
-73 kg
Tenant du titre, battu au premier tour au golden score

Bilan du jour : une médaille de bronze pour les Bleus, décrochée par Dayyan Boulemtafes en -73 kg.

Grosse journée en -73 kg pour l'équipe de France. À 20 ans et pour sa première participation aux Mondiaux seniors, Dayyan Boulemtafes a décroché le bronze : vainqueur du Kazakhstanais Angsarbek Gainullin puis de l'Australien Kohsei Toyoshima, il a sorti le champion d'Europe russe Danil Lavrentev d'un ura-nage spectaculaire au golden score, avant de dominer l'Azerbaïdjanais Rashid Mammadaliyev en quart de finale. Battu en demi-finale par le futur champion du monde Ryuga Tanaka, le judoka du PSG Judo a parfaitement maîtrisé l'Israélien Yehonatan Elbaz dans le combat pour le bronze. En -57 kg, Sarah-Léonie Cysique signait un parcours sans faute jusqu'à la demi-finale, où une mauvaise réception sur une attaque de la Japonaise Akari Omori l'a contrainte à l'arrêt ; blessée, elle n'a pas pu disputer le combat pour le bronze et termine cinquième. Toute l'équipe lui souhaite un prompt rétablissement. Chez les -73 kg également, le tenant du titre mondial Joan-Benjamin Gaba, de retour de blessure, s'est incliné dès le premier tour face au Bulgare Victor Skerlev, au terme d'un golden score de plus de six minutes.

Résultats des Bleus, mercredi 7 octobre

Éliminée
Clarisse Agbégnénou
-63 kg
Battue en quart par Anna Kriza (HUN), puis en repêchage par Enkhriilen Lkhagvatogoo (MGL)
Éliminée
Manon Deketer
-63 kg
Battue au 2e tour par Renata Zachova (CZE)

Bilan du jour : pas de médaille en -63 kg pour les Bleues.

Journée frustrante pour les Bleues en -63 kg. De retour de maternité, Clarisse Agbégnénou avait idéalement lancé son tournoi en dominant la Slovène Kaja Kajzer Zabkar puis la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard. Mais la sextuple championne du monde a buté en quart de finale sur la Hongroise Anna Kriza, au golden score, avant de voir ses espoirs de bronze s'envoler en repêchage face à la Mongole Enkhriilen Lkhagvatogoo, numéro 2 mondiale. Manon Deketer, tête de série, avait franchi son premier tour au golden score avant d'être surprise au deuxième par la Tchèque Renata Zachova. Le titre est revenu à la Japonaise Haruka Kaju, sacrée pour la deuxième année consécutive. Après quatre jours, l'équipe de France en reste à deux médailles de bronze, signées Shirine Boukli et Dayyan Boulemtafes.

Résultats des Bleus, jeudi 8 octobre

5e place
Maxime-Gaël Ngayap Hambou
-90 kg
Battu en demi-finale par Sanshiro Murao, puis au combat pour le bronze
7e place
Aleksa Mitrovic
-90 kg
Éliminé en repêchage par Boris Rutovic (SRB)
Éliminée
Clémence Emé
-70 kg
Battue en huitièmes par Nauana Silva (BRA) après une victoire d'entrée

Bilan du jour : pas de médaille française, Maxime-Gaël Ngayap Hambou cinquième en -90 kg.

Journée sans podium pour les Bleus engagés en -70 kg et -90 kg. En -90 kg, Maxime-Gaël Ngayap Hambou a longtemps cru à la médaille : auteur d'un quart de finale maîtrisé face à l'Ouzbek Nurbek Murtozoev, il a buté en demi-finale sur le Japonais Sanshiro Murao, champion du monde en titre, puis s'est incliné dans le combat pour le bronze face au Serbe Boris Rutovic, sanctionné de trois pénalités. Son compatriote Aleksa Mitrovic, battu plus tôt par ce même Rutovic en repêchage alors qu'il menait d'un waza-ari, termine septième. Chez les -70 kg, Clémence Emé avait idéalement lancé son tournoi en dominant la Grecque Elisavet Teltsidou avant de céder en huitièmes de finale face à la Brésilienne Nauana Silva. Les titres sont revenus à Sanshiro Murao en -90 kg et à l'Espagnole Ai Tsunoda Roustant en -70 kg. Après cinq jours, l'équipe de France en reste à deux médailles de bronze, signées Shirine Boukli et Dayyan Boulemtafes.

Résultats des Bleus, vendredi 9 octobre

Argent
Kaïla Issoufi
-78 kg
Première médaille mondiale, vice-championne du monde
Éliminée
Audrey Tcheuméo
-78 kg
Sortie avant les repêchages

Bilan du jour : une médaille d'argent pour les Bleues, signée Kaïla Issoufi en -78 kg.

Belle journée pour les Bleues en -78 kg. Kaïla Issoufi est allée chercher la première médaille mondiale de sa carrière. En quart de finale, elle a dominé la Japonaise Kurena Ikeda sur ippon, avant de renverser la numéro 1 mondiale, l'Allemande Anna Monta Olek, sur un yuko inscrit dans les dernières secondes de la demi-finale. En finale, l'Émiratie Yelyzaveta Lytvynenko, intraitable, s'est imposée sur deux waza-ari et a décroché l'or. Issoufi repart de Bakou vice-championne du monde. Sa compatriote Audrey Tcheuméo a quitté la compétition avant les repêchages et ne figure pas au palmarès du jour. Après six jours, l'équipe de France compte trois médailles : les bronzes de Shirine Boukli et Dayyan Boulemtafes, et désormais l'argent de Kaïla Issoufi.

Résultats des Bleus, samedi 10 octobre

Argent
Romane Dicko
+78 kg
Vice-championne du monde, 6e médaille mondiale de sa carrière
Éliminée
Léa Fontaine
+78 kg
Battue en huitièmes de finale par Mariia Ivanova (RUS)

Bilan du jour : une médaille d'argent pour les Bleues, signée Romane Dicko en +78 kg.

Dernier jour des épreuves individuelles à Bakou, et les lourdes françaises ont répondu présentes en +78 kg. Romane Dicko a déroulé un parcours maîtrisé : victoire par immobilisation sur la Cubaine Dayanara Curbelo, puis sur l'Ouzbèke Iriskhon Kurbanbaeva, succès au sol sur la Croate Helena Vukovic en quart de finale, avant de dominer la Russe Mariia Ivanova en demi-finale. En finale, la très jeune Coréenne Hyeonji Lee, dix-neuf ans et déjà titrée chez les cadettes et les juniors, s'est imposée sur un ashi-guruma suivi d'une immobilisation. Dicko repart de Bakou vice-championne du monde, la sixième médaille mondiale de sa carrière. Numéro 2 mondiale, Léa Fontaine a vu sa journée s'arrêter dès les huitièmes de finale : alors qu'elle menait d'un yuko face à Ivanova, elle s'est fait surprendre au sol et immobiliser. Chez les +100 kg, la France n'alignait aucun représentant, Teddy Riner étant forfait. L'équipe de France referme ces Mondiaux individuels avec quatre médailles : les bronzes de Shirine Boukli et Dayyan Boulemtafes, et les argents de Kaïla Issoufi et Romane Dicko.

Résultats des Bleus, dimanche 11 octobre

7e place
Équipe de France
Par équipes mixtes
Battue par la Russie en quart de finale, puis par la Géorgie en repêchage

Bilan du jour : 7e de l'épreuve par équipes mixtes, les Bleus referment les Mondiaux sans médaille collective.

Pour refermer ces Mondiaux, l'équipe de France s'est présentée au complet dans l'épreuve par équipes mixtes. Les Bleus ont idéalement lancé leur tournoi en dominant le Kazakhstan 4 à 1, avant de retrouver la Russie en quart de finale. Dans un duel indécis, les Français se sont inclinés 4 à 3 face à la future finaliste. Reversés en repêchage, ils ont livré un nouveau combat serré contre la Géorgie, tenante du titre, battus 4 à 3 au terme d'un golden score conclu par le duel entre Aleksa Mitrovic et le double champion olympique Lasha Bekauri. La France termine septième. Le titre est revenu au Japon, vainqueur de la Russie en finale, la Géorgie et l'Ouzbékistan complétant le podium. Au terme de la semaine, les Bleus rentrent de Bakou avec quatre médailles individuelles. Bravo à toute l'équipe de France pour son engagement tout au long de ces championnats.

Bilan des Mondiaux de Bakou

Argent
Kaïla Issoufi
-78 kg
Vice-championne du monde
Argent
Romane Dicko
+78 kg
Vice-championne du monde
Bronze
Shirine Boukli
-48 kg
Médaille de bronze
Bronze
Dayyan Boulemtafes
-73 kg
Médaille de bronze, à 20 ans

Bilan des Mondiaux : quatre médailles pour l'équipe de France, deux en argent et deux en bronze.

Le rideau est tombé sur ces championnats du monde de Bakou. L'équipe de France en repart avec quatre médailles : les titres de vice-championnes du monde de Kaïla Issoufi en -78 kg et de Romane Dicko en +78 kg, et les bronzes de Shirine Boukli en -48 kg et de Dayyan Boulemtafes en -73 kg, premier podium mondial pour lui à vingt ans. Derrière les résultats, il y a deux semaines de combats, d'engagement et de fierté tricolore sur le tapis. Un grand merci à toutes les Bleues et à tous les Bleus, à leurs entraîneurs et à tout l'encadrement pour cette quinzaine. On a déjà hâte de les retrouver sur les tatamis.

Judogi bleu homologué IJF, obligatoire avec le judogi blanc en compétition internationale de judo
En tournoi labellisé IJF, le premier judoka appelé combat en blanc, le second en bleu.

Pourquoi les judokas de Bakou emportent deux judogi

C'est une question qu'on entend souvent quand un compétiteur prépare sa première échéance internationale : pourquoi faut-il un judogi blanc et un judogi bleu ? La réponse tient au règlement de la Fédération internationale de judo. Dans un tournoi labellisé IJF, le premier nommé combat en blanc, le second en bleu. Sans les deux, un judoka ne peut tout simplement pas entrer sur le tapis.

À ce niveau, les judogi sont également homologués IJF : le grammage, la longueur des manches, la largeur au niveau des aisselles et la coupe générale sont contrôlés avant le combat, mesure à l'appui. Un kimono trop court ou trop serré est refusé, et le judoka doit en changer sur-le-champ.

Dans notre rayon judogi, les modèles homologués sont ceux que portent les compétiteurs nationaux : le Champion III IJF d'adidas, disponible en coupe regular comme en coupe slim, et le Mizuno Yusho IJF en bleu. Pour l'entraînement quotidien, un Mizuno Shiro ou un adidas J500 Training suffisent largement, l'homologation n'ayant aucune utilité au dojo.

Le détail que les compétiteurs découvrent souvent trop tard : un judogi de compétition se rétrécit sur les premiers lavages. Un modèle acheté pile à la bonne mesure en septembre peut se retrouver hors normes en octobre. La règle de comptoir est simple : on prend la marge, et on lave à froid.

Et après Bakou : la relève à Amman

Trois semaines après les seniors, les championnats du monde juniors se tiendront à Amman, en Jordanie, du 22 au 25 octobre. C'est la suite logique de l'été français, marqué début septembre par les Bleuets qui ont conservé leur titre européen par équipes.

C'est là que se jouent les carrières suivantes. La génération qui montera sur le tapis à Amman est celle qui portera l'équipe de France en 2030, quand Riner aura raccroché. Pour un club, c'est souvent plus motivant à montrer aux jeunes qu'un podium senior : les juniors ont dix-huit ou dix-neuf ans, ils étaient minimes il y a peu.

Ce qu'il faut suivre

Trois choses, en pratique. D'abord les catégories lourdes féminines, où la France a une vraie carte à jouer après Lausanne. Ensuite le retour de Clarisse Agbégnénou, toujours capable de renverser un tournoi. Enfin, et c'est moins visible, la récolte de points : un judoka français qui sort en quarts à Bakou repart quand même avec du capital pour LA 2028. À ce stade du cycle olympique, une élimination précoce coûte plus cher qu'une médaille ne rapporte de gloire.

Pour ceux qui préparent leur propre saison, le moment est bien choisi pour faire le point sur sa tenue et son matériel : tout l'équipement judo est disponible en boutique à Toulouse comme en ligne, des ceintures aux sacs de sport.

Questions fréquentes

Quand ont lieu les championnats du monde de judo 2026 ?

Du 4 au 11 octobre 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan. La compétition était initialement prévue en juillet, elle a été décalée par la Fédération internationale de judo pour rester dans la première année de qualification pour les Jeux de Los Angeles 2028.

Pourquoi Teddy Riner ne participe-t-il pas aux Mondiaux ?

Il souffre d'une blessure à l'épaule droite contractée à l'entraînement pendant l'été. France Judo a officialisé son forfait le 5 septembre 2026, sa récupération ne lui permettant pas de reprendre la compétition dans de bonnes conditions.

Combien de titres mondiaux compte Teddy Riner ?

Onze titres de champion du monde en individuel, auxquels s'ajoute une médaille d'argent. Il visait un douzième titre à Bakou avant de déclarer forfait.

Pourquoi faut-il un judogi blanc et un judogi bleu en compétition ?

Le règlement de la Fédération internationale de judo impose que le premier judoka appelé combatte en blanc et le second en bleu. Sur les compétitions labellisées IJF, les deux judogi doivent en plus être homologués et sont contrôlés avant les combats.

Quand se déroulent les championnats du monde juniors ?

Du 22 au 25 octobre 2026 à Amman, en Jordanie, soit trois semaines après les seniors de Bakou.

Qu'est-ce que le championnat du monde de Kinshasa ?

Un championnat du monde par équipes continentales organisé en République démocratique du Congo, présenté par l'IJF comme un événement « pour la paix ». Ce sera le premier championnat du monde de judo disputé en Afrique depuis Le Caire en 2005. Les dates restent à confirmer.

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